Mère célibataire : du déni au bonheur

Être une maman célibataire n’est sûrement pas le rêve de toutes les femmes. Bref ce n’était pas le mien. Aujourd’hui je l’assume dignement car mon fils est la meilleure partie de ma vie. Voici une partie de mon histoire.

J’ai eu beaucoup de difficultés à accepter ma grossesse les 1er mois pour différentes raisons :
– Le géniteur qui n’était pas mon 1er choix. Je me suis convaincue, avec le temps, que si Dieu avait décidé ainsi qui étais-je pour m’interposer ?
– La peur de ne pas être prête à me sentir capable de m’occuper de quelqu’un d’autre que moi

Aujourd’hui ma maternité a changé radicalement ma vie et cela en mieux. Je me consacre à mon fils, mon enfant, le seul capable de faire ressortir en moi mon meilleur et me faire oublier tout. Il faut pourtant avouer qu’ être enceinte, alors que ne m’y attendait pas, fut très dur pour moi.

the miracle drawing by Robb Scott

Le déni

Mon corps avait vite détecté une présence à son bord mais j’étais tellement convaincue et sûre qu’il m’était impossible de tomber enceinte sans le vouloir…

L’ironie de la situation c’est que bien que je me sois bourrée d’anti inflammatoires pendant deux semaines, matin et soir, ma grossesse a suivi son cours sans gérer mes états d’âme.

Après ces 2 semaines d’inconfort, je trouvais donc le courage d’aller consulter. Ma grossesse est ainsi confirmée. Mon traumatisme est si énorme et le fait que je n’aie fait aucun plan à ce sujet me pousse a rentrer dans le déni.

Il est vrai qu’en ayant un rapport sexuel non protégé, je ne pouvais ignorer la possibilité que cela arrive. Le fait de maîtriser mon cycle à la perfection et même parfois celui d’autres personnes de mon entourage, me mettait selon moi à l’abri… Et pourtant, j’avais ce jour là, oublié que j’étais dans ma période à risque

L’isolation

Portrait of young african american looking through a window.

Vivre ma grossesse n’a donc pas été de tout repos surtout que je rejetais cette idée. Les 3 premiers mois, j’ai perdu pied en m’éloignant de tout le monde.

Ma relation avec plusieurs personnes s’est détériorée. Malgré tout, avec cet éloignement, j’ai compris que les réseaux sociaux et les sorties ne font pas de nous de vrais amis. En me retirant, certaines personnes m’ont jugėes en pensant que c’était la honte de ma grossesse qui m’avait poussé à m’éloigner.

A cause des hormones dû à mon état, j’étais très colérique. Ce retrait se justifiait encore plus pour cette raisons et j’évitais ainsi de probables conflits avec mes soi disant amis.

Grâce au soutien de ma famille et quelques amis compréhensifs à qui je ne dirai jamais assez merci, j’ai mieux géré ce changement qui allait se produire dans ma vie.

Du déni au bonheur

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Les 9 mois les plus longs de ma vie et pourtant dès le second trimestre j’ai aimé être enceinte, excepté les fois où mon état me rendait malade.

Mon cerveau avait désormais intégré les changements et sentir mon enfant bouger en moi me procurait une telle joie. J’allais donner la vie. Moi qui aimait m’occuper des enfants des autres sans pour autant imaginer en avoir un rien qu’à moi. Un enfant dont je serai entièrement responsable, la chair de ma chaire. Connaître les angoisses des parents et tout ce que cela implique (comme courir avec son bébé à l’hôpital pensant à une fièvre en oubliant de prendre la température)…

L’avenir

Attendre un enfant s’est avéré être un vrai bonheur malgré les débuts très difficiles. Pour cette raison, je ne rejette pas l’idée de porter la vie une seconde fois. Revivre cette expérience mais avec le partenaire de mon choix.

Je pense aujourd’hui que mon déni et ma souffrance des premières semaines de grossesse n’enlèvent en rien cette manifestation de la grâce divine que j’ai pu recevoir. L’accouchement n’a pas été facile non plus et pourtant le bonheur de l’avoir dans mes bras m’a permis de me dire que s’il fallait repasser par toutes ces étapes, je le ferai.

Ma vie sans mon enfant, comme j’avais pu l’envisager durant cette sombre période, aurait été la pire décision que j’aurai prise de ma vie.

A.

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