Éducation : quand la méthodologie change tout

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Pexels / Pixabay

L’école, passage obligé nous dit-on. C’est une étape INCONTOURNABLE dans le processus de socialisation et d’apprentissage d’un enfant. Mais quand on regarde les programmes scolaires, il y a de quoi se poser des questions. En effet, avez-vous déjà pris le temps de regarder les cahiers de votre enfants de maternelle ou du CP ?

J’ai l’impression qu’à l’école, ils veulent faire de nos enfants des savants à leur soumettre des choses au dessus de leur âge. Je sais ce que vous me direz, en tant que maman il est normal que je sois autant dubitative vu qu’il s’agit de mon fils que je vois toujours comme un bébé. Encore que personnellement, connaissant la capacité d’absorption, je ne sous-estime pas leur potentiel. Cependant j’ai des sérieuses réserves sur le choix des contenus pédagogiques et plus encore sur la MÉTHODE ou la MÉTHODOLOGIE.

Aussi loin que je me souvienne, quand j’étais en primaire, dans la liste des fournitures en SIL et en CP, il y avait les bâtonnets; qui ne s’en souviens pas ? Soit on les comptait physiquement, soit c’était sur un papier à côté. Grande a été ma surprise quand j’ai vu dans le cahier de mon fils qu’on leur apprenaient des additions à dizaines, à compter avec les doigts! Vous vous imaginez un enfant de 5ans en CP compter des dizaines avec les doigts? Si cette méthode marche avec certains enfants, ce n’est pas le cas pour tous les enfants. Et c’est bien là le problème: la standardisation de méthode qui n’ont pas fait leur preuve et que l’on impose à tous les enfants.

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Le problème du choix des contenus est réel et pertinent, surtout quand il s’agit d’enfants très jeunes. Mais plus important encore, c’est la méthode utilisée pour leur enseigner ce qu’on veut leur enseigner. Quand ils ont encore très jeunes, les enfants n’ont pas la même capacité de concentration que les adultes. Et leurs intérêts se trouvent généralement ailleurs que dans le travail acharné et l’écoute silencieuse. C’est la raison pour laquelle il est important pour l’enseignant de savoir les motiver, susciter leur intérêt dans ce qui leur est enseigné. Pour cela, il doit faciliter au maximum les concepts à enseigner. Le principal problème, c’est celui d’approche pédagogique.

Travailler avec les enfants demande beaucoup de patience et de tact. Plus ils sont jeunes et plus leur encadrement est compliqué. L’enseignement des enfants doit être ludique, récréative, ce qui rend parfois difficile le travail de l’enseignant qui doit être capable de profiter de ces instants de jeu pour inculquer les connaissances aux apprenants.

Avec le temps, la mise en application de certains concepts comme la promotion collective ont eu tendance à rendre certains enseignants moins rigoureux, puisque de toute façon les enfants vont en classe supérieure. En général, on a assisté ces dernières années à un certain relâchement dans les approches pédagogiques implémentées qui, parfois ne sont pas les plus appropriées pour nos différents contextes.

La conséquence de tout ceci, c’est que les parents ont l’impression que leurs enfants ne valent pas grand-chose à l’école. Dans ces cas, il faut agir le plus rapidement possible, avant que l’enfant ne devienne définitivement un « mauvais élève ». L’éducation d’un enfant incombe à la fois au parent et aux enseignants, si l’un est défectueux l’autre se doit de prendre la relève, de de plusieurs façons possibles :

1. La concertation : la première chose que le parent devrait faire, c’est de rencontrer les enseignants de son enfant, pour leur exposer le problème et demander conseil sur la façon de procéder pour remédier à la situation. En général, l’enseignant sait mieux que quiconque quelles sont les aptitudes de chacun de ses apprenants, et il est bien placé pour conseiller le parent sur la conduite à tenir.

2. L’assistance : un enfant qui a des problèmes aura besoin d’assistance. Si le corps enseignant est incompétent limité pour une raison ou pour une autre, le parent peut chercher de l’assistance ailleurs, par exemple en inscrivant l’enfant à des cours de renforcement, histoire de lui donner un certain rythme de travail pour qu’il se remette sur les rails.

3. L’implication : rappelons encore que le parent a la responsabilité de participer activement à l’éducation de son enfant et que sans une implication active de sa part il sera difficile pour ce dernier de remonter la pente, quelle que soit la compétence des enseignants ou des répétiteurs qu’il aura.

En gardant en mémoire qu’il faut s’adapter à l’enfant et être à son écoute.

Article co-écrit par Fosto Fonkam


Enseignant camerounais de langue et développeur web. Il est également blogueur sur la plateforme Mondoblog où il anime le blog Le petit Écolier (http://lepetitecolier.mondoblog.org). Très intéressé par les thématiques liées à l’éducation et il en  fait l’objet principal dans ses publications sur internet. Il lui ‘arrive aussi d’aborder d’autres questions dans ses billets, notamment celles liées à politique, à la culture, et à la société.

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