Parler c’est déjà agir

Comme beaucoup de femmes, j’ai accueilli le flot de témoignages suivant les hashtags #Metoo, #moiaussi, #balancetonporc avec beaucoup de peine et une envie de dire à toutes ces femmes qu’elles n’étaient en rien coupables. J’ai toujours pensé que parler servait à quelque chose contrairement à l’adage “parler c’est bien agir c’est mieux “, je pense que parler c’est déjà agir.

metoo

Il en faut du courage pour partager un moment où une agression aussi intime que celle de notre corps a lieu, il en faut du courage pour partager le récit de cette expérience publiquement. Il en faut du courage pour parler ouvertement de sujet aussi délicat dans une communauté où le poids de la culture impose parfois une loi du silence.

Il en faut du courage dans une société patriarcale où les témoignages des femmes sur des expériences aussi douloureuses quand ils ne  sont pas remis en question, sont souvent banalisés et assimilés à des bavardages qui vont se calmer dès que l’effet de mode sera passé.

Dans la communauté afro, à travers podcasts, tweets, témoignages sur les réseaux sociaux, articles, live instagram, le poids de ces traumatisme a été partagé. Ce déliement des langues a également permis le lancement de pistes de solutions.

Parler dans une société qui impose le silence sur certains sujets c’est déjà agir

Le hashtag de partage d’expériences et de soutien aux victimes d’agressions sexuelles au Sénégal #nopiwouma qui signifie en wolof, je ne me tairais pas est un acte de rébellion face à la culture du silence.  Initié par 2 femmes sénégalaises (Codou Olivia et NK), c’est sur Twitter et Instagram que les témoignages se font. Un google doc est également accessible aux internautes qui souhaitent parler pour se libérer.

Parler c’est déjà agir pour les jeunes générations et celles futures

generation future
Une jolie couverture d’un livre pour enfant qui pourrait être aussi une piste de solution dans la prévention

En tant que mère, tante, soeur, amie, je ne souhaite pas que les jeunes générations se taisent quand quelque chose les gène. Aussi bien quand un comportement d’une personne étrangère ou proche les met mal à l’aise. Parler, parler, instaurer le dialogue aussi bien avec les garçons qu’avec les filles.

L’époque où le parent et l’adulte étaient des êtres tous puissants qu’on devait écouter sans mot dire ni questionner devrait pour ma part laisser la place au dialogue. Et cela peu importe la culture. Considérer l’enfant, malgré son jeune âge comme une personne à part entière qui peut exprimer librement ses émotions sans crainte peut aider à rompre les tabous sur certains sujets et prévenir peut être… peut être. 

N’hésitez pas à partager en commentaires d’autres livres ou initiatives qui pourraient être des pistes de solutions.

 

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